Jeudi 09 Septembre, 2010
   
Taille

Crise Thaïlandaise : analyse de Philippe Raggi



Philippe Raggi, nous livre son analyse sur la crise qui touche actuellement la Thaïlande.

Dim lights Embed Embed this video on your site


Commentaires (11)
  • eyeswideopen  - bof bof...
    étonnante prise de parti "la rue n'a pas a dicter sa loi" alors que le
    premier ministre actuel est issu d'un coup d'état militaire

    "les rouges sont sincères mais manipulés...ou clientéliste"

    quels sont les interets des puissances etrangeres ?

    qui finance les multi-couleurs ? quel est l'intérêt et le but de leurs actions ?

    Seriez vous par hasard monarchiste M.Raggi ?

    bref je suis décu, je pensais avoir de plus amples explications et moins
    partiales de la part de ce site

    www.eyeswideopen.over-blog.com
  • eyeswideopen  - pourraiez vous faire une contre-analyse par quelqu
    SVP
  • eyeswideopen  - propagande
    pire que ca

    l'actuel premier ministre n'a pas été élu comme vous le dites mais nommé par le
    roi

    honte a vous M. Raggi !

    et ca se dit chercheur en géopolitique ?
  • Anonyme
    Réponse à commentaires :



    1 – « Le premier ministre actuel est issu d'un coup d'état militaire ». C’est
    inexact. Le premier ministre actuel, même s’il bénéficie de la bienveillance
    certaine des Généraux ayant participé au coup d’Etat de 2006, n'est pas
    directement issu de celui-ci. Pour mémoire : après le Coup d’Etat, il y a eu
    plusieurs Premiers ministres avant qu’Abhisit Vejjajiva n’arrive au pouvoir :
    Surayud Chulanont, Samak Sundaravej et Somchai Wongsawat (sans oublier
    l'interlude Chaovarat Chanweerakul).



    2 - "Les rouges sont manipulés". Comme dans tout groupe politique, seule
    une minorité connait l'agenda final et les enjeux réels. En l'occurrence, cette
    minorité manipule le gros des troupes Rouges, cachant par exemple les desseins
    antimonarchistes avérés (Cf. les comptes-rendus du Centre pour la Résolution des
    Situations d’Urgences).



    3 - "Quels sont les intérêts des puissances étrangères ? " Nous avons pu
    remarquer le silence assourdissant des grandes puissances et de leurs
    commentateurs affidés quant à ce qui se passe en Thaïlande alors
    qu'habituellement, lorsque des événements politiques d'une telle ampleur se
    passent ailleurs dans le monde, les commentaires et les avis sont légions.



    Qu'est-ce à dire ?



    a) c'est un problème politique intérieur thaïlandais.



    b) les intérêts économiques étrangers pâtissent eux-mêmes de cette situation
    chaotique qui prévaut en Thaïlande depuis trois mois. Ces intérêts cherchent
    donc plutôt l'apaisement de la situation, sans pour cela défendre
    unilatéralement Rouges ou Jaunes.



    c) Toutefois, il se pourrait tout à fait que des "acteurs étrangers"
    cherchent à mettre à mal la monarchie car elle ne servirait peut-être pas
    totalement leurs intérêts politico-économiques. Ces "acteurs" pourraient
    donc peut-être soutenir cette idée de fin de la monarchie thaïlandaise. Mais
    aucun élément probant émanant de sources ouvertes n'existe en la matière. Si
    vous en avez "Monsieur les yeux grands ouverts", je vous en prie,
    donnez-les-nous !



    4 – « Qui finance les multi-couleurs ? » Avant d'avancer quoique ce soit en ce
    domaine, il s'agit d'avoir des éléments tangibles et en sources ouvertes. Or, il
    n'y en a pas. Ce que l'on peut donc uniquement présenter, ce sont les
    conséquences possibles des actions menées par ces "multicouleurs"
    (extrémistes Rouges et extrémistes Jaunes) : envenimer la situation et provoquer
    le "clash" ceci afin de créer une escalade de la violence.



    5 - Suis-je monarchiste ? Ce que je pense ne regarde que moi. Toutefois, je ne
    nie pas le fait que je soutiens ouvertement la stabilité et la pérennité de
    l'Etat thaïlandais et donc logiquement et conséquemment, la monarchie thaïe;
    comme la très grande majorité des thaïlandais d'ailleurs ("Rouges"
    sincères compris).



    6 - " L'actuel premier ministre n'a pas été élu (...) mais nommé par le
    roi". Oui, c'est tout-à-fait exact, comme c'est le cas pour tous les
    Premiers ministres de Thaïlande ! Le Premier Ministre est élu par l'Assemblée et
    proposé à la nomination au Roi Bumiphol. La Thaïlande est une monarchie - n'en
    déplaise à certains - et la Constitution actuelle est parfaitement respectée
    dans le mécanisme de mise en place du Premier ministre.



    7 - Je ne suis pas "honteux". Je dis ce que je pense être juste.
    Néanmoins, vous êtes parfaitement en droit d'avoir un autre point de vue.
  • eyeswideopen  - merci d'avoir repondu
    Vos réponses sont cohérentes avec l'orientation de votre vidéo et confirme mon
    opinion sur la partialité de votre analyse, à mon sens indigne d'un chercheur.
    Le vernis n'y change rien.
  • eyeswideopen  - Cette autre analyse était-elle partiale selon vous
    http://www.tv5.org/TV5Site/webtv/video-7506-Thaila
    nde_les_raisons_de_la_crise_socio_politique.htm

    Enfin bon, vous devez être heureux, la loi et l'ordre sont revenus... Pour le
    bonheur de tous ???...(fin de l'acte 1)
  • BLL
    Cette analyse est logique, s'il s'agit d'un éditorial d'un journal d'opinion.
    S'il s'agit de présenter le plus objectivement les faits, alors c'est une
    analyse malhonnête.

    Présenter Thaksin comme, en gros, un magnat manipulateur et faire du monarque
    "un souverain respecté" est au mieux ressasser la propagande du régime.

    La monarchie thailandaise est contestée parce qu'elle est très largement
    corrompue et la famille royale contrôle la plus part des trafics illégaux,
    associant à cela une fiscalité plus qu'opaque qui exaspère beaucoup de gens en
    Thaïlande. Par ailleurs on sous estime le rôle très important des thaïs
    espatriés dans ce conflit. Ces derniers découvrent en effet à l'étranger à quel
    point la monarchie vampirise le peuple et le berne, l'enseignement public
    embrigadant la jeunesse dans un aveuglement pro-monarchiste hallucinant.

    Il y a effectivement une faction anti-monarchiste. Mais celle ci adopte cette
    position par dépit, car depuis 100 ans au moins les thaïs essayent régulièrement
    de contrôler la monarchie et de la tenir à distance du pouvoir législatif et
    juridique, voulant en cela créer une monarchie constitutionnelle. À chaque fois
    la monarchie à écraser les opposants si bien que la faction radicale est
    simplement une faction qui ne croit pas possible l'établissement d'une monarchie
    conçue sur modèle occidental.

    Si Thaksin joue sur le clientélisme, la monarchie en fait autant si ce n'est
    plus.

    Si le prince ne peut pas succéder à son père, ce n'est pas parce qu'il n'a pas
    les grâces de l'armée, mais parce qu'il est unanimement vomi par le peuple qui
    connaît son goût pour les prostituées, la drogue, l'alcool ainsi que ses
    agissements mafieux. À tel point que l'armée ne veut pas prendre le risque de
    provoquer le peuple et le pousser dans les bras des rouges en soutenant un
    individu si peu fréquentable.

    Vous avez parlé à raison du soutien que Thaksin reçoit en Arabie. Ce n'est pas
    par hasard: un prince d'un émirat arabe a été tout simplement VOLE par un membre
    de la famille royale, il s'agissait d'un diamant très rare et très cher volé
    lors d'un séjour en Thailande et que l'on a vu porté lors d'une cérémonie
    royale, ce qui a suffit à faire enrager le prince en question au point de
    soutenir Thaksin.

    Poser le problème entre "pro" et "anti" monarchie est très
    superficiel. Nous avons tout simplement d'un coté une monarchie absolue qui
    règne sur tous les trafics et a sa clientèle et de l'autre le représentant de la
    bourgeoisie émergente qui lors de son mandat a pris des mesures favorisant la
    petite bourgeoisie et l'économie thaïe. L'individu est certainement corrompu,
    opportuniste et clientéliste mais il est surtout plus conscient des blocages du
    système monarchique. Il incarne le changement visant à restreindre la monarchie
    au rôle exécutif. Et si elle refuse, à la renverser.

    La description de la "monarchie respectable" thaïe est vraiment une
    imposture qui trahit une position monarchiste de l'intervenant. On a le droit
    d'être monarchiste, mais peu de monarchistes dignes de ce nom se reconnaîtrait
    dans la famille royale thaïe et les agissements du monarque tant leur corruption
    est grande.
  • Anonyme  - Pour ne pas conclure...
    Vous avez parfaitement raison « BLL » mais il faut distinguer d’entre l’idée de
    la monarchie thaïe et ce qu’elle est devenue.

    Les thaïs respectent l’idée de la monarchie (garante de leur unité, de leur
    identité et lien avec leur passé multi-séculaire) et d’aucuns critiquent les
    dérives affairistes et le déclin moral de membres de celle-ci. Ces critiques
    sont tout-à-fait légitimes mais ne peuvent - comme vous le savez, cher « BLL » -
    s’exprimer ouvertement compte-tenu des lois protégeant - à juste titre -
    l’institution monarchique.

    Le Prince héritier est effectivement une personne assez peu respectable quand on
    connaît ses agissements divers et peu vertueux; et vous le dites très bien « BLL
    ». Il n’en demeure pas moins que l’armée ne l’apprécie pas.

    Le Roi Bumiphol quant à lui est malade, âgé et il est dépassé, à mon avis, par
    son entourage immédiat, lequel contribue à ternir depuis plusieurs années
    l’image de l’institution royale. Le Roi est resté silencieux, il est vrai, suite
    aux derniers événements et cela a été mal perçu par les thaïlandais et en
    particulier par les « rouges ». Néanmoins, il est toujours respecté et il est
    toujours considéré comme « le père de la Nation ». Il faut ajouter également que
    le Roi a été dépassé par ses propres partisans, les « chemises jaunes », depuis
    cinq ans particulièrement, lesquelles ont utilisé depuis lors à leur profit la
    figure du roi. Ils ont amené le Roi et la Monarchie sur un terrain proprement
    politique, désacralisant par là l’institution monarchique. Ce n’est pas Bumiphol
    qui les a envoyés dans les rues.

    Il faut bien se garder de jeter le bébé avec l’eau du bain, et dénigrer la
    monarchie dans son ensemble, dans ses fondements même ; ce serait une erreur
    majeure. Une autre dynastie pourrait très bien, par exemple, monter sur le trône
    et remettre de l’ordre dans les affaires du palais et restaurer la confiance et
    la vertu.

    Mettre à bas la monarchie thaïe, voyez-vous « BLL », c’est ouvrir la boite de
    Pandore ; c’est exactement ce que souhaitent les tenants de la mondialisation,
    ces niveleurs universels, lesquels verraient d’un bon œil la fin de cette
    monarchie asiatique. Le but étant - pour ces négateurs des identités nationales
    – de balayer les particularismes, les cultures, les racines des peuples de la
    planète, ceci pour le seul bon développement de leurs affaires. Thaksin a senti
    le filon; il profite et abuse de la situation.

    Ce qu’il faut espérer, à mon sens, ce n’est pas la fin mais au contraire un
    sursaut de la monarchie thaïe, un assainissement de cette institution et des
    membres qui la composent. La survie de la Thaïlande sera mieux assurée par le
    maintien de la monarchie (certes restaurée dans sa vertu, revisitée dans sa
    probité et sa dignité) que par sa transformation en république... Ce n’est qu’un
    avis peut-être, mais c’est le mien.

    Il n’en demeure pas moins qu’en face, Thaksin demeure un affairiste et un
    manipulateur avéré et il n’apparaît en aucun cas comme une alternative crédible
    à la situation, comme le représentant de la solution, de la sauvegarde des
    intérêts des thaïlandais ; Thaksin n’est pas une victime innocente des élites
    tant décriées de Bangkok – lui-même en fait partie, c’est un chinois affairiste,
    membre de ces élites mondialisées, ne l'oublions pas. C’est loin d’être une oie
    blanche ; il faut aussi le souligner.

    Si Thaksin quand il était au pouvoir a effectivement aidé les familles les plus
    démunies par différentes mesures sociales – c’est un fait – il ne l’a pas fait
    par pure philanthropie ! Il a de la sorte constitué, une base électorale, une
    clientèle, laquelle lui est redevable à présent. Je ne critique pas la bonne foi
    de la plupart des "rouges"; je fustige les manipulateurs, les
    profiteurs, les initiateurs du chaos.

    D’autre part, ces « Rouges » ne sont pas tous des agneaux ; les manifestants
    avaient autre chose que des pétards, des bâtons de bambou, des fusées de
    carnaval comme l’on dit certains journalistes. Ils avaient des armes de guerre,
    des grenades à main, des grenades à fusils, des cocktails Molotov. Ce ne sont
    pas les militaires qui ont détruits, ravagés, incendiés les immeubles et les
    magasins du centre-ville mais des « rouges ». Ainsi, parmi les morts et les
    blessés comptabilisés depuis deux mois, une part importante de militaires est à
    noter. Qui le dit ?

    D’autre part l’armée a renâclé pour intervenir ; elle a attendu le dernier
    moment pour le faire. Comme le dit un des rares journalistes français sérieux,
    Arnaud Dubus, cela est tout au crédit de l’Armée Royale Thaïe, en particulier au
    crédit de son chef actuel.

    Enfin, pourquoi cette surenchère de certains dirigeants "rouges" alors
    que l'agenda de sortie de crise proposé par le Premier ministre (dont des
    élections anticipées en novembre prochain) avait en premier lieu été accepté ?
    Il y avait, dans cette intransigeance, une volonté de créer le chaos, de pousser
    à la guerre civile. Ce n’est pas une position responsable pour ces dirigeants
    "rouges".

    Quoi qu'il en soit, ce qui se passe en Thaïlande mériterait une plus longue
    discussion, un plus grand débat.

    Comme tout a une fin, je dirai simplement : « La corruption me dégoûte, la vertu
    me donne le frisson ».

    Salutations courtoises "BLL" !
  • Anonyme  - suite et fin
    Je ne critique pas la bonne foi de la plupart des "rouges"; je fustige
    les manipulateurs, les profiteurs, les initiateurs du chaos.

    D’autre part, ces « Rouges » ne sont pas tous des agneaux ; les manifestants
    avaient autre chose que des pétards, des bâtons de bambou, des fusées de
    carnaval comme l’on dit certains journalistes. Ils avaient des armes de guerre,
    des grenades à main, des grenades à fusils, des cocktails Molotov. Ce ne sont
    pas les militaires qui ont détruits, ravagés, incendiés les immeubles et les
    magasins du centre-ville mais des « rouges ». Ainsi, parmi les morts et les
    blessés comptabilisés depuis deux mois, une part importante de militaires est à
    noter. Qui le dit ?

    D’autre part l’armée a renâclé pour intervenir ; elle a attendu le dernier
    moment pour le faire. Comme le dit un des rares journalistes français sérieux,
    Arnaud Dubus, cela est tout au crédit de l’Armée Royale Thaïe, en particulier au
    crédit de son chef actuel.

    Enfin, pourquoi cette surenchère de certains dirigeants "rouges" alors
    que l'agenda de sortie de crise proposé par le Premier ministre (dont des
    élections anticipées en novembre prochain) avait en premier lieu été accepté ?
    Il y avait, dans cette intransigeance, une volonté de créer le chaos, de pousser
    à la guerre civile. Ce n’est pas une position responsable pour ces dirigeants «
    rouges ».

    Quoi qu'il en soit, ce qui se passe en Thaïlande mériterait une plus longue
    discussion, un plus grand débat.

    Comme tout a une fin, je dirai simplement : « La corruption me dégoûte, la vertu
    me donne le frisson ».

    Salutations courtoises "BLL" !
  • cyril  - multiples inexactitudes et partialité
    j'etais a bangkok pendant la crise thai et c'est un pays que je connais tres
    bien,je n'ai quasiment pas vu de chemises jaunes cette fois ci,par contre j'ai
    passé du temps sur silom avec les red shirt,grosse artere de bangkok ou les
    manifestants faisaient un sitting et j'y ai vu des gens se faire shooter comme
    des pigeons par les militaires,alors meme que c'etait dans son ecrasante
    majorité un mouvement pacifique ( d'ailleurs il y avait des banderoles tous les
    10 metres pour le rappeler. il faut aussi dire,meme si on aime pas taksin,qu'il
    a été renversé par un coup d'etat militaire alors qu'il avait été
    democratiquement elu. que les thai avaient reelu thai rak thai apres son depart
    et que les militaires et la monarchie n'ont eu de cesse que de faire revoter les
    thai jusqu'a ce que le scrutin leur soit favorable pour coller leur nouvel homme
    de paille,lui meme issu de l'armée. qu'apres le coup d'etat,la monarchie et
    l'armée,valets des americains,ont immediatemment abrogé le peu d'acquis sociaux
    qu'ils avaient pu concquerir sous taksin. parler de lutte social en termes de
    clientele est proprement revoltant. ne rien dire sur la sociologie et l'histoire
    recente de la thailande revient a raconter une berceuse qui n'est pas serieuse.
    la monarchie thai,derriere son air débonnaire est une dictature et l'apparente
    adhesion autour du roi n'est essentiellement du qu'a la crainte de passer 15 ans
    en prison pour crime de l'aise majesté. cette analyse,plus que partielle et
    carrement partiale,n'a de vrai que ce que les naifs et les mal informés lui
    accordent.
Ecrire un commentaire
Vos détails de compte:
Commentaire:
Security
Saisissez le code que vous voyez.
realpolitik.tv